Compagnies associées

L’ateLier [Compagnie théâtraLe]

Travailler au Pot au Noir, c’est la chance de travailler dans ces lieux périphériques, en marges, intermédiaires,  « satellitaires », où le théâtre peut s’inventer d’une certaine manière.
Quelle est cette manière ?
Le temps donné et qui reprend sa mesure (celle de l’homme), le désir qui peut trouver rapidement le chemin d’un théâtre sans penser obsessionnellement à sa production marchande, et l’échelle humaine des équipes - qui sans simplifer, bien au contraire, nous impose loyauté, parole, explications…
C’est sur le fanc, positionné à coté, qu’apparaissent les creux et les pleins d’une société qui ne cesse pourtant de se représenter. C’est dans ces lieux-là que peuvent - espérons-le ! - surgir des alternatives esthétiques et intellectuelles : des utopies ? Une ruche à utopie, voilà ce que ce lieu peut être.
Un lieu où l’on tenterait une description sans fards, où l’on chercherait à démêler les stratégies et les comportements humains.
A défaut de changer le monde, il faut le décrire, à plusieurs comme le permet le théâtre : dans la jouissive contrainte de l’exercice collectif. Les vieilles lunes s’invitent
ici, à nous de garder l’Œil ouvert !
Benjamin Moreau

La Compagnie provisoire

Le travail de la compagnie provisoire c’est la « création »et la « transmission ». Que nous tentons perpétuellement de mêler.
« Créer » c’est transmettre : transmettre un texte, une pensée, une émotion, un ressenti... Et « Transmettre », c’est créer : créer du lien, de l’imaginaire, des relations... Pour mener en cohérence la « création » et la « transmission », il nous est nécessaire d’investir un espace, un théâtre et un territoire. D’être là. De prendre le temps d’occuper des lieux, de rencontrer des équipes et des publics. Durant les trois dernières saisons, nous avons travaillé avec Le Théâtre de l’Albarède à
Ganges, la Communauté de Communes Lodévois et Larzac et encore L’ESAT La Bulle Bleue à Montpellier. Ces collaborations se sont chacunes déroulées selon le même principe : à la fois des spectacles en création, des spectacles en diffusion, des répétitions ouvertes, des temps de pratiques, des lectures, des stages et des rencontres.... C’est cette collaboration que nous souhaitons mettre en place avec le Pot au Noir. Donner nos prochaines créations en collaboration avec l’équipe
artistique du Pot Au Noir. Travailler et présenter nos chantiers en cours. Diffuser notre répertoire. La singularité de notre recherche artistique est d’inventer des spectacles désencombrés de toute la machinerie théâtrale. C’est à dire un théâtre d’acteur et de jeu. Nous préservons la relation entre les acteurs et les spectateurs pour les faire se rencontrer autour d’un texte, d’une forme, d’une idée ou d’une thématique...
En dix ans de pratique, nous avons pu dégager une problématique commune à tous les gestes artistiques que nous proposons. Celle de l’individu qui, envers et contre tout, cherche à échapper au cadre dans lequel on voudrait l’enfermer, pour « devenir » .
Julien Guill

La compagnie L’arc Electrique

La compagnie mêle les arts (théâtre, danse,marionnette, chant) et les approches (création de spectacles, et projets de territoire) afn d’aller à la rencontre de tous.
En venant au Pot au Noir, celle-ci développera un travail auprès des enfants et des adolescents ; parce que la situation politique en Europe se trouve dans une extrême fragilité, il nous semble intéressant, et urgent, d’aborder le lien entre la jeunesse, et le politique.

Parler du politique, c’est parler de tout ce qui fait sujet pour un citoyen, du champ intime au collectif. Quel monde voulons-nous ? Quel monde nous ne voulons pas ? Quel monde serait susceptible de donner les clefs de l’épanouissement à notre jeunesse, pour qu’elle s’éveille et se réalise au mieux dans nos sociétés actuelles ?  
            
 C’est pour nous un engagement politique, de pouvoir créer les conditions de la rencontre autour d’objets artistiques abordant au moins l’une de ces questions ; c’est dans cet esprit que la compagnie souhaite s’associer au Pot Au Noir.
Dans ces temps d’individualisme, c’est l’endroit du collectif  (d’où peut surgir l’individu) qui nous intéresse tout particulièrement, et c’est en ce sens que nous sommes
enthousiastes à l’idée de nous associer à une structure qui accueillera plusieurs compagnies en son sein.
                                                 Charlotte Gosselin et Sélim Alik
 

La Compagnie La Chaudière intime

La Chaudière Intime est à l’origine une envie partagée, un désir d’en commun de quatre individus fortement impliqués comme bénévoles au sein du Pot au Noir : Violeta Todo Gonzalez, Guillaume Jargot, Sylvain Audemard et Valère Bertrand. Cette jeune équipe, de seize ans à peine, continue de regarder devant.

Depuis ses débuts, la Chaudière Intime s’accroche aux amarres de la légèreté et de la liberté pour construire ses projets. C’est en ce sens que le collectif  n’a que très rarement fait appel aux fnancements publics pour ses productions et a reçu, par l’accompagnement bienveillant du Pot au Noir les conditions minimales mais nécessaires à la conduite et au développement de ses rendez-vous. Sept spectacles tous présentés au Pot au Noir : « Soledad », « Babélia », « à ceux qui écoutent », « Les yeux des caméléons », « H(d)ommage », « le Trou » et dernièrement « Nous les Vagues ». Des propositions hybrides où la Danse et la Musique se mêlent au Théâtre et à l’installation sonore et visuelle. Des propositions à géométrie variable, de deux à dix-huit personnes sur le plateau où la narration est maître mot. Avec les mots ou sans. Raconter des histoires, transporter le spectateur dans un ailleurs que ce soit en percutant le réel ou en s’échappant dans l’onirisme. La Chaudière Intime se restructure donc, et s’associe au nouveau projet du Pot au Noir avec pour ambition d’exporter ses créations. Prochain chantier proposé en 2017 autour et sur Thomas Bernhard.

Valère Bertrand